mercredi 7 décembre 2011

COALITON DE LA SOCIETE CIVILE GABONAISE (CSC)


POINT DE PRESSE

Mesdames et Messieurs de la Presse,
Mesdames, messieurs, Distingué membres de la Société Civile

Depuis quelques mois, l’actualité nationale est essentiellement focalisée sur les élections législatives du 17 Décembre 2011 avec un accent particulier sur le positionnement de la société civile.
Il nous plaît à ce propos de rappeler à l’opinion nationale et internationale que lors de sa visite au Gabon en septembre 2010, Son Excellence Ban Ki Moon, Secrétaire Général des Nations Unies avait rencontré l’ensemble de la Classe politique et des organisations de la société civile gabonaise.Il avait été convenu que les prochaines élections au Gabon s’organiseraient autour de la crédibilité et de la transparence. Conditions sine qua non et gages d’un réel développement du Peuple, sous la houlette de la démocratie et de l’état de droit.
Malheureusement, depuis les résultats de la Présidentielle de 2009, le Gabon traverse une crise politique dans laquelle les partis de l’opposition et le camp vainqueur de ladite élection continuent de s’affronter au travers des médias et des instances de régulation de la démocratie au Gabon.
  
Dans le même temps, un groupuscule de membres de la société civile, délaissant leur éthique de neutralité, se retrouve paradoxalement solidaire de l’opposition dont elle serait devenue  la caisse de résonnance au motif que lui seul serait porteur d’espoirs de la justice sociale et de la gouvernance démocratique.
Bien entendu, Il est évident dans un Etat de droit que  tout citoyen est libre d’œuvrer pour son parti politique ou de chercher à séduire les partisans du changement pour s’assurer une popularité. Mais de là à semer la confusion au sein des organisations de la société civile ou pire à jeter l’opprobre sur la société civile en appelant les populations à l’incivisme et programmer le chaos, ça, nous ne pouvons l’accepter plus longtemps . C’est pourquoi nous disons dores et déjà « çà suffit comme ça ! ».

Mesdames et Messieurs,
En juin dernier, lors de la publication de l’étude sur l’implication de la société civile dans le processus électoral, un membre de la société civile dont je tais le nom par modestie s’était fortement exprimé en ces termes :
« En cet instant solennel, la société civile par ma voix doit faire son propre bilan et regarder avec froideur le chemin déjà parcouru par elle afin de mieux dessiner les perspectives d’une nouvelle collaboration avec les acteurs politiques et du développement de ce pays ».
Dès à présent le questionnement qui sied désormais à la société civile est le suivant : quand allons-nous taire nos différents égos et parler d’un même cœur des problèmes et solutions possibles pour notre pays ? Quandallons-nous cesser de nous faire manipuler par les leaders des partis politiques et autres personnalités influentes rien que pour des intérêts nombrilistes ? Quelles positions communes et concertées adoptons-nous stratégiquement pour la prise en compte de l’amélioration du niveau de vie de nos concitoyens ? Et que faisons-nous pour leur permettre de prendre en main leurs propres destinées en parfaite connaissance de cause ?

Chers Compatriotes, 
L’Article 3 de la Constitution Gabonaise fait référence à la Démocratie Pluraliste. Tout comme l’article 6 fait référence aux groupements politiques comme entité concourant à l’expression du suffrage. Dès lors, la plaidoirie en faveur du pluralisme qui ne manque pas de caractériser la société civile et dont se font l'écho les médias peut ainsi être analysée comme un pas décisif vers la prise de conscience d'une authentique dynamique pluraliste. Cette dynamique s'inscrit dans une perspective qui vise à rompre radicalement avec les apories de l'unité durement vécues et vendues près d’un siècle au Peuple Gabonais.
C’est fort de cela, et au nom du sacro-saint principe de la neutralité de la société civile, conscient de notre rôle de suivre, évaluer, contrôler l’action gouvernementale et veiller à la participation citoyenne au développement du pays,les OSC membres de la coalition ici réunies saisissent  l’occasion de ce point de presse pour appeler l’ensemble des acteurs de la société civile gabonaise pour être des hérauts d’une profonde réflexion assortie d’actions à entreprendre et mener  très rapidement pour redorer le blason de la société civile ternie par des activistes en mal de sensations.
L’enjeu des élections, comme cela se fait au Brésil, est la professionnalisation de la société civile dans le contrôle du processus électoral en tant qu’observateurs national indépendant. Cela se fait ailleurs, et plus près de nous en Afrique de l’Ouest, pourquoi pas chez nous ? Quandallons-nous réellement prendre notre destin en mains ? L’avenir de la démocratie et de l’état de droit est aussi entre nos mains pour garantir une plus grande participation citoyenne à l’idéal de développement, de démocratie et de répartition équitable des richesses nationales dans tous les secteurs clés du développement.
En conséquence, dans le souci de recueillir les avis concertés de l’ensemble des organisations de la société civile une conférence publique ayant pour thème : « Société Civile, entre éthique et civisme » avec l’intervention d’éminents experts pour éclairer les uns et les autres sera organisé le samedi 1O décembre à 9h30.
  
Mesdames et Messieurs, seul un acteur neutre, sans esprit partisan peut garantir l’évaluation des politiques, stratégies et actions gouvernementales comme le recommande la communauté internationale. Nous sommes prêts à relever ce défi !

Pour la coalition le porte parole
Guy René MOMBO LEMBOMBA

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