mercredi 29 juin 2011

ALI BONGO ONDIMBA à Lambaréné Prône pour "L'Entente Communautaire" entre les Migovéens:Décryptage du Séjour du Chef de l'Etat

Sur le tarmac de l’aéroport international Georges Rawiri, au milieu d’une foule enthousiaste, des jeunes scandent en cœur : « Ya Ali est venu, chocolat et bonbon, Ya Ali est venu, le Moyen-Ogoué est content. » Comme pour dire , à l’image d’un enfant qu’on bercerait en attendant le retour de sa maman, que l’arrivée du Chef de l’Etat marquait le début des moissons abondantes.

Pendant ce temps, le président de la République ALI BONGO ONDIMBA se prêtait au rituel habituel, caractérisé par les honneurs militaires, les salutations d’usages et le bain de foule. Puis, il a pris place à la tribune pour suivre les allocutions, en présence du Premier Ministre,Paul BIYOGHE MBA, qui l’a du reste accueilli au bas de la passerelle,accompagné des membres du gouvernement, des autorités administratives et politiques de la province. 

Le premier à s’exprimer est le maire de la commune de Lambaréné, Michel AKOGHE qui, après avoir souhaité la bienvenue au chef de l’Etat, a égrené un chapelet de doléances.Lesquelles doléances s’articulaient autour de la question de l’achèvement des projets initiés lors des fêtes tournantes 2003-2009, à savoir : la construction de voiries urbaines, l’achèvement du marché municipal, la sollicitation d’une voie de contournement, l’adduction d’eau et d’électricité.

Les populations du deuxième arrondissement se plaignent de la qualité de l’eau distribuée par l’antenne locale de la SEEG. Celle-ci est en effet loin d’être potable, puisqu’elle laisse un goût salé au point que pour avoir de l’eau consommable, il faut parcourir des kilomètres. L’édile de la commune de Lambaréné croit fermement, malgré tout, que la voie tracée par le président gabonais consistant à transformer  radicalement la physionomie du Gabon va contribuer au mieux être des populations.

Ambitions

Aucun doute pour le député de la commune de Lambaréné Richard Auguste ONOUVIET, en effet les Migovéens soutiennent et partagent l’ambition du chef de l’Etat. Du reste, les atouts naturels de leur province les propulsent au cœur même de cette politique. Ils attendent tout simplement de leur président qu’il transforme en industrie le potentiel minier et pétrolier de leur province, le potentiel en matière de pêche, de forêt, le potentiel en matière de tourisme.


Pour cela, ils savent pouvoir compter sur le Chef de l’Etat dont les négociations avec les partenaires chinois ont abouti, il y a peu, à la mise en exploitation d’un gisement de manganèse près de Ndjolé. Tout comme il est observé en ce moment, au dire du député, des va-et-vient de bateaux appartenant à la compagnie du Rhône en France qui sillonne l’Ogooué et la Ngounié, avec des Blancs à bord, pour la sortie prochaine par Maboumine du niobium et des terres rares.

Autant d’atouts qui peuvent faire du Moyen Ogooué un véritable pôle économique. Mais pour cela, il faut un peu de patience, a demandé le député aux populations. Tout comme il  a exhorté le Chef de l’Etat, à la suite du maire, de faire que les travaux des fêtes tournantes 2009 soient exécutés.

Sur cette question, Ali BONGO ONDIMBA a pris l’engagement de poursuivre les travaux. Il a déclaré que lui-même, comme son gouvernement, planche sur ce dossier, avant d’enjoindre au gouvernement de tout mettre en œuvre pour que les projets non exécutés ou qui ne sont pas arrivés à terme dans l’ensemble du territoire le soient.

Cela , non sans avoir marqué son étonnement sur la façon dont les fêtes tournantes ont été gérées, et vertement condamné les auteurs de ces comportements déviants qui ont mis le pays en coupe réglée. Ceux-là même qui, selon Ali BONGO ONDIMBA « se cachent aujourd’hui dans des habits de vertueux ». En tout cas pour le chef de l’Etat, « il faut faire la lumière sur la gestion des fêtes tournantes ». En tout cas pour le chef de l’Etat, «  il faut faire la lumière sur la gestion des fêtes tournantes. » S’il y a eu des malversations, il a promis que les auteurs en répondront devant les tribunaux.


Autre sujet abordé par le président de la République :la question communautaire. Pour le numéro 1 gabonais Lambaréné, composée de plusieurs ethnies, est un Gabon en miniature. Cette ville se doit donc de montrer l’exemple au reste du pays en développant un esprit d’unité. Ce que ne veulent pas certains mauvais esprits qui ont failli mettre à mal la cohésion sociale par des manœuvres  obscures faites d’instrumentalisation, de coups bas et autres intrigues en tout genre. La question du masque galoa constitue à cet égard une parfaite illustration. 

Les communautés se donnant en spectacle pour des vétilles. « Comment voulez-vous le développement si les communautés s’affrontent ou vivent en vase clos », s’est interrogé le chef de l’Etat, qui a annoncé à l’occasion l’ouverture en 2013 d’un centre hospitalier universitaire spécialisé dans la recherche sur le traitement du paludisme, la tuberculose, le VIH sida ainsi que toutes les maladies tropicales. L’ouverture de ce CHU coïncide avec la célébration du centenaire de l’arrivée du docteur Albert Schweitzert.

Sources:Presse Présidentielle/Union 


lundi 27 juin 2011

LANCEMENT DE LAJOURNEE INTERNATIONALE DES VEUVES A NEW-YORK:LE DISCOURS DE LA PREMIERE DAME DU GABON

La date du samedi 25 Juin 2011 restera marquée au Gabon par la célébration nationale de la première édition de la journée internationale des Veuves. En effet, après avoir procédé au lancement officiel de cet évènement à la tribune des Nations Unies à New-York le 23 Juin dernier, la Première Dame, Sylvia BONGO ONDIMBA, a renouvelé cet exercice  à Libreville, entourée pour l’occasion d’invités tels que la fondation Loomba, Madame Cherie Blair et  Madame Diana L. OFWONA, Directrice régionale d’ONU Femmes.

 

Ainsi, grâce à sa détermination et celle des autorités gabonaises, la First Lady a posé les jalons d'une gravure de cristal pour la diplomatie gabonaise auprès des Nations Unies. Malgré de nombreuses difficultés rencontrées pour parvenir à cette victoire humanitaire, le Gabon est aujourd'hui considéré comme le Père de la Journée Internationale des Veuves qui sera désormais célébrée tous les 23 Juin de chaque année. Voici un acte concret, qui, au delà des mots et de simples appréciations, grandit notre pays et renforce sa stature internationale. 

Le mérite revient ainsi à Madame SYLVIA BONGO ONDIMBA qui a porté ce projet jusqu'au bout et qui s'est battue aux côtés de la mission du Gabon aux Nations Unies pour faire aboutir ce projet si cher aux 245 millions de veuves vivant à travers le monde.  

A Libreville, les festivités démarrées le 23 juin pour célébrer la première Journée Internationale des Veuves, se sont achevées ce samedi 25 juin. Plusieurs manifestations ont eu lieu au cours de cette journée, visant à sensibiliser les gabonais sur le sort réservé aux veuves et surtout, à les soutenir.

 Symposium, Palais Rénovation, Salle Cinéma

Les 20 et 21 juin, un séminaire d’information et de sensibilisation sur les problématiques des veuves au Gabon a été organisé, à l’Assemblée Nationale, par la Fondation Sylvia BONGO ONDIMBA. Durant deux jours, les participants (pouvoirs publics, élus locaux, société civile…) ont pu s’approprier la vision et le combat de la Première Dame, pour la reconnaissance et la préservation des droits des veuves.
Un rapport d’experts détaillé sur la situation des veuves au Gabon, élaboré suite à ce séminaire, a été remis à la Première Dame au cours d’une cérémonie, qui s’est tenue ce matin, au Palais Rénovation.

Grace à cette analyse approfondie des besoins des veuves, des mesures pouvant améliorer la prise en charge des veuves au Gabon ont été identifiées et pourront, à court terme, être mises en œuvre.

Au Gabon, de réelles avancées, qui conduiront à améliorer les conditions de vie des veuves, sont déjà perceptibles. Le 1er juin, le Conseil des Ministres a approuvé un projet de loi visant l’aménagement du conseil de famille en conseil successoral, le renforcement des dispositions pénales en matière de protection des veuves et des orphelins, ainsi que le rehaussement des pouvoirs et droits du conjoint survivant et des orphelins face aux héritiers familiaux.

 Sylvia BONGO ONDIMBA s’est réjouie de l’adoption de ce projet de loi car elle marque le début d’une approche plus rationnelle et humaine de la problématique des veuves. 

« Il nous reste à veiller à sa matérialisation et à accompagner ces femmes au plus proche de leurs besoins. C’est l’un des objectifs que je me suis fixés dans le cadre des actions que je mène au sein de la Fondation Sylvia Bongo Ondimba. » a-t-elle indiqué.
 
Inauguration du centre Mbandja, Avenue de Cointet  

En début d’après midi, la Première Dame a inauguré le Centre Mbandja, qui s’inscrit au cœur de son engagement en faveur des familles, des communautés et du Gabon. Il s’adresse aux associations et aux ONG spécialisées dans des projets communautaires bénéfiques à la population. Grâce à cet espace, les associations et les ONG pourront se perfectionner et se professionnaliser. 

« Il s’agit de la concrétisation d’un rêve, un rêve dont la genèse se situe dans un passé lointain, un rêve qui s’est nourri des réalités gabonaises, un rêve qui a grandi au contact du vécu de nos populations et qui, aujourd’hui, a pris corps. » a souligné Sylvia BONGO ONDIMBA.

 
Le « Centre Mbandja » répond également à une exigence de la Première Dame d’une société solidaire, qui bannit l’exclusion et milite pour la reconnaissance des droits individuels, notamment ceux des personnes fragilisées et rendues vulnérables par les drames personnels, à l’instar des veuves.

De plus, une cellule d’écoute et d’accompagnement, fournira aux veuves une assistance psychosociale et juridique. Une ligne verte gratuite pour les femmes en détresse sera aussi disponible au 1455. 

Marche de soutien des Veuves à l’action de la Première Dame

 

Afin de soutenir l’action de la Première Dame, une marche populaire, regroupant des associations de veuves, de femmes et de jeunes, a été organisée. Des centaines de femmes aux couleurs de la Fondation Sylvia BONGO ONDIMBA se sont regroupées devant le Ministère de la Fonction Publique, en compagnie de la Société Civile et de différents ministères concernés par cette cause. 

 

La Première Dame et ses invités ont rejoint le cortège à l’Assemblée Nationale pour accompagner la marche jusqu’au site de Gabon Expo où une foire « Actions Solidarité Veuves » était organisée depuis le 23 juin.


Visite des stands « Actions Solidarité Veuves », Gabon Expo

La Première Dame et ses invités ont pu visité les différents stands d’information « Actions Solidarité Veuves ». Durant trois jours, cette foire a été un lieu de rencontre, d’information et d’échange aussi bien pour les veuves que pour tous les gabonais.
Outre la célébration de la Première Journée Internationale des Veuves, cette manifestation a permis de sensibiliser l’ensemble des gabonais aux difficultés rencontrées par les veuves, d’informer les veuves de l’existence de leurs droits et des législations protectrices de ces droits. 

Les veuves ont pu être écoutées et orientées aussi bien par les différentes parties qui interviennent dans le « parcours de la veuve » (Direction de la dette viagère, CNSS, Direction des affaires sociales, Direction générale de la famille, de la veuve et de l’orphelin, des notaires…) que par des psychologues et des associations… Elles ont pu grâce à ces personnes découvrir les différentes démarches à entreprendre en vue d’une appropriation de leurs droits.
Ces trois jours ont été l’occasion de sensibiliser l’ensemble des gabonais sur les difficultés rencontrées par les veuves. Mais, ils ont aussi permis à ces femmes de s’approprier cette première célébration de la Journée Internationale des Veuves et de leur offrir un canal d’expression. Désormais, grâce à l’action de la Première Dame Sylvia BONGO ONDIMBA, les veuves du Gabon ne seront plus des victimes silencieuses et impuissantes. Avec leurs nouveaux droits et les différents partenaires qui pourront les accompagner, les veuves pourront envisager un meilleur avenir.

La  Fondation Sylvia BONGO ONDIMBA, « pour la famille », a pour but de promouvoir la participation des jeunes et des la femmes au développement du Gabon. Elle agit dans trois domaines d’actions prioritaires : l’éducation de la jeunesse, les droits et la promotion de la femme et l’insertion des personnes fragilisées.



Sources:Service Presse Première Dame 

 

vendredi 24 juin 2011

IMPORTANTE COMMUNICATION DE LA PRESIDENCE GABONAISE

Lundi 27 juin sur sa page officielle Facebook, le Président Ali Bongo Ondimba offre aux internautes une occasion unique de dialoguer pour participer ensemble à la construction d'un Gabon Émergent.

Posez vos questions directement au Président lundi 27 juin de 9h à 17h (heure gabonaise) sur le thème de "L'emploi des jeunes".

S.E Ali Bongo Ondimba vous répondra prochainement lors d'une émission diffusée à la télévision gabonaise et sur Internet.


Vos questions et votre profil Facebook sont susceptibles d'être sélectionnés pour cette émission.
Participez à cet évènement avec vos amis !
Rendez-vous sur la page officielle Facebook du Président Ali Bongo Ondimba :

http://www.facebook.com/alibongoondimba

jeudi 23 juin 2011

Célébration Aujou'dhui de la Journée Internationale des Veuves à travers le Monde et au Gabon:Le programme des manifestations

Le sort des 245 millions de veuves à travers le monde ainsi que l’avenir de leurs enfants représentent une crise humanitaire silencieuse d’envergure mondiale. Plus de 100 millions de veuves vivent dans la pauvreté où leurs besoins fondamentaux ne sont pas pourvus.

Dans de nombreuses sociétés, elles sont souvent dépossédées de leurs droits et de leurs biens. Les guerres, la famine et la maladie continuent d’accroître leur nombre tandis que peu de ressources juridiques, économiques ou sociales sont à leur disposition pour améliorer leurs conditions de vie.
Depuis 2010, la Première Dame du Gabon, Sylvia BONGO ONDIMBA, interpelle le monde sur cette crise profonde et sur la nécessité de soutenir ces femmes dans la reconnaissance de leurs droits et le recouvrement de leur dignité.

Grâce à son combat et par le biais de la diplomatie gabonaise,  l’Assemblée générale des Nations Unies a ainsi adopté, le 21 décembre 2010, une résolution qui instaure tous les 23 juin la célébration de la « Journée internationale des veuves ». La résolution invite les États Membres, les organes du système des Nations Unies et toutes les autres organisations internationales compétentes ainsi que la société civile à sensibiliser l’opinion à la situation des veuves et de leurs enfants partout dans le monde.



Alors que ce Jeudi 23 juin  à New York Sylvia BONGO ONDIMBA portera les messages des veuves aux Nations Unies, dans le cadre d’une conférence d’experts organisée par la République Gabonaise et l’ONU Femmes, la Première Dame a déjà engagé une série d’actions concrètes au Gabon pour soutenir les veuves de notre pays.

A Libreville, des manifestations seront proposées du 23 au 25 juin, afin de sensibiliser les Gabonais sur le problème des veuves. Suite au séminaire d’experts qui s’est tenu le 24 mai à l’Assemblée nationale, un rapport détaillé sur la situation des veuves au Gabon sera remis à la Première Dame le 25 juin prochain au cours d’une cérémonie au Palais Rénovation.
Cet événement sera suivi d’une série de manifestations : 

Inauguration du Centre Mbandja : un centre d’accueil et d’une ligne d’écoute pour les veuves. Le Centre Mbandja permettra de renforcer les capacités des associations, grâce à des formations adéquates. Il abritera également une cellule d’écoute et d’accompagnement dédiée aux veuves et leur fournira une assistance psychosociale et juridique. Une ligne verte gratuite pour les femmes en détresse sera aussi disponible. 

Organisation de la foire « Actions Solidarité Veuves ». Cette foire aura lieu les 23, 24 et 25 juin de 15h00 à 21h00 sur le site de Gabon Expo. Cette animation populaire sera le lieu de rencontre des populations qui pourront s’informer, échanger avec des experts et célébrer cette première édition de la Journée Internationale des Veuves. Plusieurs artistes se produiront sur scène en soirée.
 
Marche de soutien des veuves à l’action de la Première Dame. Pour terminer la journée, une marche  populaire regroupant des associations de veuves, de femmes et de jeunes sera organisée. Le cortège partira du Ministère de la fonction publique à 15h pour se terminer à 17h10 à  Gabon Expo.

 L’ensemble de ces manifestations auxquelles s’additionne une vaste campagne d’information qui a débuté mi-juin (spots publicitaires télévisées et radiophoniques, documentaires, témoignages, reportages, articles de fonds, affichages publics) ont pour objectif de sensibiliser les Gabonais au sort des veuves et de leurs enfants et d’informer les veuves de leurs droits.

La  Fondation Sylvia BONGO ONDIMBA, « pour la famille », a pour but de promouvoir la participation des jeunes et des la femmes au développement du Gabon. Elle agit dans trois domaines d’actions prioritaires : l’éducation de la jeunesse, les droits et la promotion de la femme et l’insertion des personnes fragilisées.

mercredi 22 juin 2011

Libreville se mobilise pour la première journée internationale des veuves

Une forte mobilisation est enregistrée à Libreville, la capitale gabonaise, à un jour de la célébration, jeudi prochain, de la première journée internationale des veuves.

La mobilisation se justifie d’autant plus que l’Assemblée générale des Nations unies a adopté la journée, le 21 décembre 2010, à la suite d’une requête introduite par la première Dame du Gabon, Mme Sylvia Bongo Ondimba.

Lundi, le ministre délégué auprès de la famille, Claudine Menvoula, a présidé l’ouverture d’un séminaire d’information et de senibilisation aux problématiques de veuves au Gabon, destiné à identifier et mettre en oeuvre, à court terme, des mesures susceptibles d’améliorer, de manière significative, la prise en charge juridique et socio-économique des veuves

La rencontre, qui s’est achevée au Palais Léon Mba, siège de l’Assemblée nationale gabonaise, a été précédée le 24 mai dernier par une table ronde orgnisée par la Fondation Sylvia Bongo Ondimba.

La mobilisation a gagné jusqu’à la petite localité du Cap Estérias, à une trentaine de km au nord de Libreville, où la célébration de la première journée internationale des veuves sera marquée, jeudi prochain, par une autre table ronde sur le thème : la Protection des droits des veuves et des orphelins.

La table-ronde se déroulera dans la salle des mariages de la mairie et sera animée par le maire du Cap Estérias, Séraphin Médico qui, il y a un mois, avait invité les habitants de la localité à respecter les droits des veuves, menaçant de traduire en justice tous ceux qui se rendront coupables, dans la ville, des actes de violation des droits des veuves.

mardi 21 juin 2011

Société / Le quartier des pêcheurs du Pont Nomba détruit pour accueillir 250 logements sociaux

L'habitat anarchique du Pont Nomba, dans la commune d'Owendo, est actuellement en cours de destruction en prélude à la construction d'une cité de plus de deux cent cinquante logements sociaux, pour pallier le déficit criard dans ce domaine, dans la capitale Gabonaise.

 

Démarrée la semaine dernière, l'opération de destruction des habitations construites anarchiquement sur le site de Nomba, qui était jusqu'à un passé récent le quartier des pêcheurs, obéit à un vaste programme national de viabilisation de terrains et de construction de logements sociaux.

« Malgré la mise en veilleuse du dossier, le gouvernement n'a jamais abandonné ce projet d'autant plus qu'il vise à réduire le déficit criant constaté dans le secteur de l'habitat », a déclaré un responsable du ministère de l'Habitat et de l'Urbanisme.

Les déguerpis qui expriment encore leur mécontentement, sont déjà passés à la caisse pour percevoir les frais de dédommagement depuis le mois d'avril dernier.

Les craintes, indiquent-on, relève du fait que les déguerpis ont des difficultés pour trouver un terrain libre et viabilisé, correspondant même au montant qu'ils ont reçu.

Les logements qui vont être construits devraient être livrés au plus tard en décembre 2011, une initiative saluée par l'édile de la commune d'Owendo, Jeanne Mbagou, qui place cette réalisation dans le cadre de l'assainissement et de l'embellissement de la commune.

Une action qui s'ajoute à d'autre entamées dans cette partie de la capitale Gabonaise qui doit également accueillir la Coupe d'Afrique des Nations (CAN 2012), que le Gabon co-organise avec la Guinée Equatoriale.

Le déblaiement du site de Nomba vient mettre un terme à certaines pratiques peu orthodoxes qui s'y pratiquaient. La zone du Pont Nomba était devenu un lieu de prostitution, mieux, il était aussi un lieu de trafic de lubrifiants, de vente illégale d'espèces animales protégées, de sciage anarchique de bois et d'hébergement de sans-papiers.

lundi 20 juin 2011

LA SITUATION DES VEUVES DANS LE MONDE :RETOUR SUR UNE CRISE HUMANITAIRE SILENCIEUSE AUX CONSÉQUENCES INCALCULABLES

A quelques jours de la la célébration dans le monde de la Journée Internationale des Veuves, et après vous avoir livré le message d'appel lancé par la Première Dame du Gabon SYLVIA BONGO ONDIMBA sur la situation des Veuves dans le Monde, l'UJPDG-FRANCE vous édifie à présent sur la nature du phénomène et ses conséquences dramatiques dans les familles et communautés à travers le monde:

 

Un phénomène mondial

Selon une étude effectuée en 2010, plus de 115 millions de veuves dans le monde vivent dans une extrême pauvreté. Cela représente près de la moitié des quelques 245 millions de veuves dans le monde.

Selon cette même étude, les plus touchées par la pauvreté sont les 2 millions de veuves afghanes, les 740 000 veuves irakiennes, les femmes ayant à leur charge leurs petits-enfants orphelins du sida et les veuves-enfants âgées de 7 à 17 ans. On y retrouve également les femmes d’Afrique chassées de chez elles avec leurs enfants et privées des biens de leur époux décédé.

En dehors des violences matérielles qu’elles subissent, ces veuves sont également victimes de nombreuses persécutions et discriminations : accusées de sorcellerie, violées, contraintes d’épouser un autre membre de la famille du défunt – lévirat - ou encore déshéritées et chassées.

Plus de 500 millions d’enfants de ces veuves vivent dans un environnement hostile, où ils peuvent être victimes de violences et de maladies. D’autres sont réduits à la servitude, privés d’éducation ou deviennent des cibles privilégiés de trafiquants d’être humains.

Une situation qui s’aggrave

La situation des veuves dans le monde devient plus alarmante chaque année en raison de la multiplication des conflits armés, des catastrophes naturelles, des violences ethniques, de la pandémie du VIH/SIDA, et de pratiques traditionnelles discriminantes. L’assassinat ciblé des hommes, qui caractérise nos conflits modernes contribuent également à une augmentation sans précédent  du nombre de veuves. La situation est d’autant plus préoccupante que le phénomène touche les femmes de tous les âges, y compris les jeunes filles.

Par ailleurs, la crise financière actuelle et les conséquences déjà perceptibles du changement climatique dans certaines régions du monde ont dégradé les conditions de vie des plus pauvres et des plus vulnérables, notamment celles des veuves et de leurs enfants.

L’extrême pauvreté engendrée par la privation de droits élémentaires expose ainsi les veuves à l’exploitation économique et sexuelle, au trafic d’êtres humains, à la maladie et à des violences physiques et psychologiques.

 Enfin, la pression exercée par les coutumes traditionnelles et religieuses  dans certains pays empêche les veuves de s’exprimer librement sur les difficultés qu’elles rencontrent, par crainte de représailles de la part de leur entourage.

 Les principales violences et discriminations à l’encontre des veuves

Dans de nombreux pays, le veuvage est associé à un véritable stigmate et est perçu comme une situation honteuse, associée parfois dans l’imaginaire collectif à la sorcellerie et à la prostitution. Dans certaines cultures, les veuves sont même considérées comme des personnes maudites qui attirent le malheur sur elles et sur leur entourage. Leur statut de paria les expose de fait à de multiples violences, dont le viol et le meurtre.

En 2006, une étude menée en Tanzanie avait révélée que près de 400 femmes âgées, principalement des veuves, avaient été assassinées car considérées comme des sorcières.

 Les veuves sont également victimes de rites de deuil et de funérailles dans plusieurs groupes ethniques en Afrique et en Asie du Sud : « purification » forcée à travers des violences sexuelle, rasages des cheveux, scarifications, privation de certaines libertés, perte du statut social et spoliation de tous les biens.

Le déshéritement

Dans de nombreux pays, même lorsque la loi l’interdit, les parents mâles du défunt chassent la veuve de son foyer, saisissent sa terre, ses biens et même ses enfants, en justifiant ces spoliations  au regard de la coutume et de la loi traditionnelle.

Les veuves sont ainsi livrées à elles-mêmes, s’enfoncent dans le cycle de la pauvreté et deviennent la cible de nombreux abus. Face à une telle situation, de nombreuses veuves n’ont souvent d’autre choix que de retirer leurs enfants de l’école pour les faire travailler, de mendier et de se prostituer. Dans des cas extrêmes comme en Irak et en Afghanistan, les veuves sont forcées au suicide.

Les principales violences et discriminations à l’encontre des veuves


Le remariage

Dans les communautés hindoues (en Inde, au Népal ou encore au Sri Lanka), les veuves n’ont pas le droit de se remarier. Ailleurs au contraire (en Irak et en Afghanistan), les veuves peuvent être données à un proche de leur mari. Il y a eu des cas précis à Kaboul ou des femmes ont été emprisonnées, officiellement pour les protéger, car elles avaient fui un remariage forcé avec un frère ou un cousin de leur époux défunt.


Dans de nombreux pays d’Afrique (Kenya, Malawi, Zambie, Zimbabwe, Nigeria et Afrique du Sud), le nombre de mineures mariées à des hommes âgés a augmenté. Cette situation s’explique en partie à cause de la croyance qu’avoir  une relation sexuelle avec une vierge peut protéger du VIH/SIDA, et en parti parce que ces jeunes filles espèrent échapper à la pauvreté.


La pauvreté amplifie ce phénomène  de remariage qui se répète d’une génération à l’autre. Des veuves vivant dans la pauvreté, incapables de subvenir aux besoins de leurs filles, en viennent à considérer  qu’elles n’ont d’autre choix que de vendre  ou de marier leurs filles, souvent à des hommes veufs bien plus âgés. Lorsque cet homme meurt, la jeune veuve est à son tour soumise à de nombreuses discriminations.

Les conflits et les situations post-conflits

Les veuves représentent des victimes particulièrement vulnérables lors des conflits armés et dans les situations de post-conflits où elles constituent souvent la majorité des déplacés et de réfugiés. Ne bénéficiant généralement d’aucune protection, elles sont des cibles faciles pour l’exploitation sexuelle  et le viol comme dans l’est de la RDC et au Burundi. De surcroît les veuves ont moins de chances  de pouvoir retourner dans leur village et d’être réhabilitées dans leurs droits  car elles sont souvent incapables de fournir un titre légal de propriété ayant appartenu à leur mari. Ce fut le cas en Bosnie et au Kosovo lors des conflits  des Balkans dans les années 1990.

Par ailleurs, leur situation n’est généralement pas prise en compte dans les programmes de reconstruction post-conflit car elles ne peuvent se faire entendre ni organiser en association pour défendre leurs droits.

Un accès limité à la justice

Même si certains Etats ont la volonté de protéger les veuves, la faiblesse du système judiciaire compromet de fait la défense de leurs droits. Des études au Rwanda et en Ouganda ont démontré que les veuves évitent d’avoir recours à la justice pour demander réparation des discriminations qu’elles subissent par crainte de la réaction du système judiciaire et de la société. Cette situation est aggravée par le manque de sensibilisation des magistrats et des juges à ces problèmes, auquel s’ajoutent fréquemment des préjugés concernant les plaintes déposées par des femmes.




Sources: Fondation SYLVIA BONGO ONDIMBA