mercredi 11 février 2015

Libreville accueille le premier village numérique Samsung en Afrique Centrale

La société coréenne Samsung Electronics Africa a officiellement remis mardi à Libreville un don d’un village numérique dont l’objectif à terme est de révolutionner l’offre de soin de santé dans les villages via la télémédecine et l’éducation à travers des écoles numériques qui n’ont rien à voir avec l’actuel modèle hérité de la colonisation française.
Le village offert au Gabon est en réalité un échantillon d’un village numérique comprenant un générateur d’énergie solaire, une école Internet à énergie solaire, un centre de santé, un centre télémédecine et un centre d’administration. Ces installations répondent aux besoins de santé et d’éducation les plus importants des communautés mal desservies et donnent également et souvent pour la première fois un accès aux communautés à l’énergie et à la connectivité Internet.
Samsung offre un village numérique au Gabon
Samsung et le gouvernement se sont engagés à construire plus de 2 000 villages de ce genre dans tout le pays. Le programme d’implantation de ces infrastructures très coûteuses durera 15 ans mais le prêt de Samsung à l’Etat gabonais sera remboursé en 20 ans.
« Ce genre de village a pour vocation de briser la fracture numérique entre les villes et les villages », a déclaré le ministre de l’Economie numérique, Pastor Ngoua Neme.
L’objectif est d’en faire des véritables centres de santé de proximité qui permettront de limiter l’exode rurale, un phénomène très grave au Gabon où les ¾ des 1,5 million d’habitants du pays vivent dans les grands centres urbains.
Bill Kim, DG de Samsung Electronics Africa centrale, a déclaré que le Village Numérique Samsung en Afrique a été installé en 2013 en Afrique du sud.
Des élèves d'un lycée expérimentant l'école numérique de Samsung @ DR
Samsung veut faire du Gabon la base logistique de développement de ces villages à installer dans d’autres pays du continent.
Les Villages Numériques Samsung font partie d’un programme de citoyenneté africaine à grande échelle, conçu par l’entreprise pour avoir un impact positif sur la vie de cinq millions de personnes d’ici la fin de l’année 2015. Des Villages Numériques ont également été installés en RDC, au Ghana, au Nigeria, en Tanzanie, en Afrique du Sud et au Soudan et d’autres villages numériques seront installés cette année en Éthiopie, au Kenya et au Zimbabwe.

mardi 13 janvier 2015

Séquestration d’un agent des services de renseignement


Lundi 12 janvier 2015, un agent des services de renseignement posté aux abords du Lycée français Blaise Pascal a été retenu au sein de la concession de M. Jean Ping, alors qu’il s’était approché de la propriété au moment du regroupement de plusieurs jeunes.

En mission officielle de surveillance dans le cadre de la sécurisation de la communauté française au Gabon, ceci en relation avec le contexte particulier des récents attentats de Paris, cet agent en civil en possession de sa carte professionnelle a été identifié par les résidents de la villa Ping et retenu à l’intérieur par ceux-ci. Entravé dans sa liberté de mouvement, l’agent a subi une fouille et a été l’objet de diverses questions.

Le ministère de la Défense nationale souligne l’irresponsabilité de la démarche qui consiste à exposer publiquement le visage et l’identité d’un agent des services de renseignement, dont la mission première est d'assurer la protection des nationaux et des résidents étrangers dans la plus grande confidentialité.

Libreville, le 13 janvier 2015

Ministère de la Défense nationale

jeudi 4 décembre 2014

Gabon : arrêtons la moralisation

Le média Le Point Afrique consacre aujourd'hui une tribune pour dénoncer "la critique stérile et hautaine" de Pierre Péan.

Niché sous ses immenses forêts équatoriales, le Gabon connaît des avancées économiques et sociales qu'il serait préférable, et légitime, de saluer.

Le Gabon, depuis son accès à l'indépendance en 1960, est un îlot de stabilité au sein d'une sous-région, l'Afrique centrale, en proie à de nombreuses difficultés. Son taux de croissance est estimé à 6,7 % en 2014. Son indice de développement humain (IDH), qui inclut notamment l'accès à l'éducation et à la santé, est le deuxième d'Afrique Subsaharienne en 2013, devant l'Afrique du Sud. Le progrès social est long, mais il est réel. La société avance. Le taux de prévalence du VIH est en baisse constante depuis 2003. Le pays vient d'achever son Octobre rose, campagne mondiale de lutte contre les cancers féminins, à l'initiative de la fondation de la première Dame, Sylvia Bongo Ondimba : c'est une des premières nations d'Afrique Subsaharienne à prendre à bras le corps un fléau qui est malheureusement loin d'être l'apanage des seuls pays développés.

Bien que beaucoup de chantiers importants restent à entreprendre, cette jeune nation, grâce à des fondamentaux économiques de plus en plus compétitifs, peut se penser comme un des leaders de l'émergence africaine : l'investissement public a presque quadruplé depuis 2012. Le nombre de kilomètres de routes goudronnées a par exemple doublé sur cette période. Près de treize parcs nationaux, terrestres et maritimes, ont été constitués, et protègent plus de 10 % du territoire : le Gabon est un leader mondial en matière de préservation de l'environnement.

Cette pérennité est toutefois remise en cause : non par le climat social à l'intérieur du pays, qui n'a rien à envier à celui de la France, mais par un énième ouvrage accusant un gouvernement africain de ne pas être légitime. Quelle originalité !

L'absolue relativité du discours moralisateur

Le dernier livre de M. Péan, Nouvelles Affaires africaines, conteste en ce sens les élections qui ont porté au pouvoir M. Ali Bongo Ondimba en 2012. L'on pourrait s'étendre des heures sur ces allégations et les généraliser à la majorité des pays d'Afrique, comme beaucoup se permettent de le faire. Est-ce juste ? Est-ce utile ? Est-ce fécond ?

Sans tomber dans un relativisme qui justifierait n'importe quelle dérive, il est clair que tous les systèmes politiques ont leurs imperfections. C'est d'autant plus le cas dans les pays émergents, mais aussi dans les pays à revenus élevés dont les archétypes sont loin d'être parfaits. Toutefois, en remettant systématiquement en cause tous les équilibres existants, en faisant fi des spécificités de chaque nation et des rapports de force qui la composent, on récolte le chaos : l'état de nombreuses régions du monde aujourd'hui en est la plus sombre des illustrations.

De quoi parle-t-on ?

Si nous abordons la question de la démocratie au Gabon, abordons-la en profondeur. La liberté de la presse y est acquise, et certains journaux font même preuve de critiques si violentes et virulentes envers le pouvoir que nos propres journaux satyriques pâliraient de jalousie s'ils y accordaient attention. Internet ne connaît aucune censure : rappelons que Google ou Facebook sont néanmoins interdits en Chine. Enfin, l'indice de la perception de la corruption, calculé par Transparency International, établit de bien meilleurs résultats au Gabon qu'au Mexique ou en Russie.

Faut-il alors par "souci de la démocratie parfaite" et utopique remettre en cause un régime s'il offre à sa population des libertés que si peu de pays, notamment africains, autorisent ? Il convient pour apprécier le véritable degré de démocratie d'une nation de se pencher sur ses réalités structurelles et sociales, plutôt que de n'en dénoter seulement les ornements plus ou moins dorés.

En finir avec la critique stérile et hautaine

Au XVIIIe siècle, outre les dérives malheureuses et infâmes de la colonisation, la France se démarquait souvent du Royaume-Uni en essayant de tisser des liens d'échanges et un respect mutuel avec les populations qu'elle rencontrait. Ce fut le cas notamment au Canada, et en Inde, avant que le choix ne soit fait de se recentrer sur les affaires du continent. Pour anecdote, la bataille de Fort-Duquesne en 1758 opposant 500 Français et Indiens contre une force de 6 000 Britanniques fut gagnée grâce aux techniques de guérilla et de camouflage apprises de ces alliés indiens.

À l'aune d'un siècle où la mobilité des capitaux et des personnes est une réalité globale, recouvrer cette philosophie d'apprentissage mutuel qui fit nos succès et nos lumières serait une belle attitude. Le message universel de la France ne doit pas être confondu avec le discours unilatéral et moralisateur anglo-saxon, d'autant plus que ce dernier n'a pas vraiment favorisé l'émergence d'une quelconque démocratie. La France a la chance de conserver des liens fraternels avec certains pays africains, dont le Gabon. Le Gabon est une nation jeune (54 ans), qui tente d'émerger au sein d'un continent encore instable et confronté à de nombreux défis sociaux, économiques et politiques. Aidons cette nation à trouver une voie qui correspond à ses réalités, plutôt que de lui imposer la nôtre.

L'Afrique est "Le" continent en puissance du XXIe siècle. Brian Eads, dans un très bon papier pour Newsweek publié en octobre, reconnaît que la France demeure une puissance mondiale, inégalée dans certains domaines, grâce à sa relation privilégiée avec ce continent des plus prometteurs. Nous pouvons alors demeurer son juge, assis sur une tour d'ivoire chancelante aux bases sapées par des maux que nous dénonçons à tout-va, ou nous pouvons être son partenaire et grandir avec elle. Véhiculer un message universel de liberté, d'égalité et de fraternité n'a pas grand intérêt si, à force de froisser grossièrement tout le monde, plus personne ne nous écoute.

Source :
http://afrique.lepoint.fr/actualites/tribune-gabon-arretons-la-moralisation-04-12-2014-1886764_2365.php

mercredi 19 novembre 2014

Comment Pierre Péan se discrédite tout seul !

Chers lecteurs,

Nous vous invitons à découvrir la vidéo "Controverses - L'affaire Péan (1ère partie)" et notamment à partir de 17min. Pierre Péan y explique sa méthode de travail, "je rapporte ce que l'on me dit", explique t-il. C'est à dire qu'il colporte les rumeurs sans aucune preuve, sans vérifier !!
http://www.dailymotion.com/video/x29inwp_controverses-l-affaire-pean-1ere-pa


lundi 10 novembre 2014

Réaction d'un jeune gabonais pour l'avenir de son pays le Gabon

Réaction d'un jeune gabonais pour l'avenir de son pays le Gabon

https://www.facebook.com/video.php?v=672496389535463&set=vb.512315798886857&type=2&theater


Tribune du volontaire : Interview avec DIOUMY MOUBASSANGO, SG de la Convention Nationale des Jeunes Volontaires





Question 1: Quel est votre réaction à la suite des allégations sur les origines du Président de la République gabonaise ?
Le Président Ali BONGO ONDIMBA est un Gabonais. Ceci étant dit, le débat sur la Gabonité ne m’intéresse pas. Je crois que personne n’est coupable de par sa nationalité pour essayer de s’en justifier et encore moins le premier des gabonais. Ce n’est pas la préoccupation principale des gabonaises et des gabonais. Cette question est un montage politique destiné à distraire le Chef de l’Etat dans sa détermination à mener à terme les Chantiers en faveur du bien être de ses concitoyens. Voilà ce que je peux dire à ce stade de notre débat.

Question 2 : Tout de même la question a gagné du terrain, elle bénéficie d’un relai important sur internet et sur une certaine presse locale. Faut il complètement la balayer d’un revers de la main ?
Je crois que cette question me semble être une affaire de génération, d’autant plus que ce débat est lancé par la génération de 60-70 ans. C’est une génération que j’appellerai la « génération du soleil couchant ». Cela obéit à une stratégie insurrectionnelle mise en place par ceux qui comprennent qu’ils ne peuvent plus tirer profit du contexte économique actuel favorisant la compétence et la transparence. La mise à mort des intermédiaires de la France A FRIC, des arrangements à l’amiable et des rétro commissions dérange. Les adversaires politiques d’aujourd’hui en faisaient une règle de gouvernance. Et cela ne pouvait pas continuer et le 16 octobre 2009 a sonné le coût d’arrêt de ces pratiques anti patriotiques et le Président de la République s’est fait quelques ennemis au passage.

Question 3 : vous nous parlez presque d’une opération de déstabilisation là, ya t-il une vrai volonté de déstabiliser le pays ou c’est simplement dans le cours normal de l’exercice de la démocratie gabonaise.
Monsieur le journaliste je suis moi même un grand partisan de la liberté d’expression, la démocratie se nourrit de la contradiction mais ici permettez moi de penser qu’il s’agit beaucoup plus d’incitation à la haine, du rejet de l’autre, il s’agit ici d’un appel à l’insurrection hautement planifié par certains acteurs politiques de notre pays. La pierre angulaire de ce dispositif n’est pas à chercher très loin, une certaine opposition dénommée l’opposition de la rancœur est au centre de ce jeu morbide. Elle est assistée dans cet exercice par les journaux de l’opposition, en fait pas tous les journaux de l’opposition et aussi par la blogosphère construite autour des comptes facebook de certains compatriotes mal intentionnés. Dans cette danse, des journaux comme la lettre du continent assure la campagne à l’international. Les acteurs de cette opposition relaient le message de la haine dans leurs meetings quotidiens et tentent de distiller le germe de la déstabilisation. Ils s’attaquent à la famille, aux origines, à l’histoire douloureuse de notre pays pour attirer du monde derrière eux. Au regard des maigres rassemblements qu’ils suscitent, on peut dire que le peuple gabonais a atteint la maturité nécessaire pour ne pas suivre ce discours de la haine.

Question 4 : en gros ce que vous me dites, c’est que le Président n’a pas le droit d’être critiqué ?
Ce n’est pas ce je pense (oui mais vous ne le dites pas comme ça mais ça en a tout l’air), je répète, ce n’est pas ce que je pense et d’ailleurs chaque jour dans la presse locale le Président est constamment massacré de critiques, je pense qu’il n’a jamais réagi négativement. Si vous placez notre Président dans une échelle sous régionale, vous remarquerez que c’est un leader très tolérant avec la presse nationale et internationale et d’ailleurs Ali BONGO ONDIMBA est très accessible. Le Président le sait bien « La critique est la première récompense de ceux qui veulent changer les choses » disait un gabonais bien averti. Je comprends que les réformes engagées par le Président de la République puissent être critiquées, notre pays promeut la liberté d’expression qui a toujours caractérisée notre jeune Démocratie. Le rythme des réformes est très soutenu mais nécessaire et l’opposition, les individus et la société civile doivent jouer leur rôle pour que nous soyons sûrs de mener les bonnes réformes, qui profitent et profiteront à tous les Gabonais et toutes les Gabonaises. Cette volonté de dialogue permanent avec la classe politique n’est une faiblesse du pouvoir, au contraire elle est l’exception gabonaise.

Question 5 : Je crois que ce n’est pas un tort de réformer, mais aujourd’hui qu’est ce qui vaut au Président d’être la cible de critiques aussi virulentes ? N’est –il pas assez compris et par les siens et par ses détracteurs ?
Les partisans du Chef de l’Etat comprennent et font l’effort de comprendre, le peuple gabonais comprend qu’il était impossible de gouverner ce pays sans réformer le Foncier par exemple, l’ANNUTTC est une innovation qui impacte sur le quotidien des Gabonais, combien de gabonais se sont fait arnaqués en achetant une parcelle de terre ? Il était impossible de continuer à agir en faveur de la santé de nos compatriotes sans mettre en place un système de couverture maladie fiable, la CNAMGS est une révolution en la matière, pas seulement au Gabon mais en Afrique.
Dans cette folie réformatrice, les acteurs du soleil couchant (60-70 ans) ne s’y retrouvent pas, ils n’y ont pas leurs intérêts parce qu’il s’agit là de la dématérialisation de l’argent. L’argent ne passe plus entre les mains d’une minorité, il est institutionnel maintenant. Et la conséquence ce que vous entendez souvent des gens dire que c’est devenu difficile, l’argent ne circule plus. C’est simplement que l’argent circule maintenant dans les circuits institutionnels et ne passe plus par des intermédiaires qui soient des personnes physiques. 

(Quel est la conséquence de tout cela ?)
Mais la conséquence est que plus de compatriotes sont touchés par les projets de l’Etat, je crois qu’il y a à ce jour près de 600 000 personnes assurées CNAMGS par exemple. Et l’autre conséquence est que certains de nos compatriotes qui profitaient de cette manne financière  ont donc décidé d’être un obstacle pour notre volonté de développer le pays. Avec eux les réseaux mafieux de la France à Fric, car comment comprendre par exemple que monsieur Pierre Péan, journaliste et écrivain ait joué le rôle qu’il prétend avoir joué dans son livre sans aucune fonction officielle assigné par l’Etat Français ? Et qui nous fera croire que notre cher journaliste repartait les bras ballants quand on connaît la générosité de certains de nos dirigeants de l’époque. Et cette partie là n’est pas décrite dans le livre du grand bénévole Français. Dernièrement, Médiapart nous apprend qu’il avait essayé de négocier par un intermédiaire, la non parution de son livre contre la bagatelle somme de 10 000 000 d’euros, c’est énorme et c’est du marchandage. Le Gabon a dit « non » à ce journaliste corrompu et la vérité finira par éclater au grand jour. Vous voyez que le Chef de l’Etat se bat contre des intrigues intérieures mais aussi extérieures. On peut louer le courage du Président.

Question 6 : Finalement, quelle sera l’issue de ce pugilat politique, vers où va t’on et avons-nous des raisons de nous alarmer ?
Je crois que le débat des intrigues politiques n’est pas le nôtre, il appartient à ceux et celles de la génération du soleil couchant. Laissons leur la paternité de ces débats rétrogrades qui n’honorent pas le citoyen gabonais que je suis. Donnons leur le titre foncier de la haine, la xénophobie, du tribalisme et des guerres interreligieuses. Ils ont l’argent pour financer ce genre de croisade qui ne profitera ni à eux-mêmes ni à leurs enfants. Je voudrais leur poser la question suivante et c’est d’ailleurs un des jeunes volontaires pour le Gabon uni qui me l’a expliqué : «  Messieurs les opposants, chers compatriotes, après le débat sur la nationalité, quelle est la prochaine étape ? Vous remettrez en cause les ethnies n’est-ce pas ? Les gens seront pointés du doigt en fonction de leur ethnie. Et après l’ethnie, vous stigmatiserez les religions, celui là n’est pas de ma religion donc il ne peut pas vivre au Gabon ?
Si je puis m’exprimer au nom de la majorité de nos compatriotes, des femmes et surtout de la jeunesse gabonaise, j’appartiens à la génération de la globalisation, celle d’internet dont les motivations sont à chercher loin des débats sur la nationalité. Moi ce qui m’intéresse c’est la construction d’une école, ma bourse d’étude, ma carte CNAMGS. Je voudrais finir mes études et trouver du travail dans mon pays. Mettre des coopérations actives en place pour me confronter au monde de la compétitivité. Comme moi, des centaines de milliers de jeunes veulent construire ce pays et je dis que nous ne pouvons pas et nous n’acceptons le climat délétère orchestré par l’opposition gabonaise.

Question 7 : Quels conseils donneriez vous à ceux qui nous écoutent et peut-être au Président de la République ?
Un homme politique ne joue pas avec l’histoire, il fait l’histoire disait un intellectuel français. Que les autres jouent avec l’histoire mais Ali BONGO est décidé à faire l’histoire de notre pays. Si je pouvais lui donner un conseil, je lui dirai de ne pas se laisser distraire, Monsieur le Président, vous devez rester fidèle à votre volonté de donner des bases solides à notre pays et à notre économie. Un vieux Kota me disait que les gens ne changent pas, ce sont les masques qui tombent. Notre pays est un gros cylindré et nous devons tout faire pour le faire avancer, Produire notre carburant, le carburant de l’émergence me semble être une des solutions. Cette prouesse économique ne peut être possible qu’avec la maitrise de la chaine de production de nos matières premières. Le pétrole, le manganèse, le fer et même le bois doivent être exploités en conformité avec la loi gabonaise donc les nouveaux codes minier et pétrolier. Cette réorganisation n’est pas une option, c’est une exigence si nous voulons la survie de notre pays. Dans cet exercice, des minorités perdront leurs avantages au profit de la majorité et nous fâcheront beaucoup de monde mais c’est le prix à payer pour espérer une prospérité partagée. Les Gabonais et Gabonaises l’ont bien compris et c’est pour cela qu’ils rejettent les velléités insurrectionnelles d’avant 2016, planifiées par nos détracteurs et adversaires politiques. Nous devons garder le cap sur la transformation courageuse de notre pays.

Question 8 : Pourquoi le Président ne prend t-il pas juste des décisions populaires qui feraient l’unanimité, qui réjouiraient et la majorité et l’opposition ? Des décisions du peuple qui feraient de lui le héros de tous ?
Les grands hommes politiques doivent prendre les décisions nécessaires même si elles peuvent s’avérer impopulaires. Justement, lorsqu’on est préoccupé par le bien être des autres, on n’est moins préoccupé par sa côte de popularité. Nous ne pouvons pas aujourd’hui sacrifier le long terme pour le court terme. Nous prendrons le temps nécessaire à l’aboutissement d’une réforme. Cette attente est difficile, conflictuelle mais elle finit par apporter des résultats durables. Moi par exemple qui vient d’avoir un premier enfant, dès le premier mois de grossesse de ma femme, j’étais impatient de voir mon enfant naître. Mais la nature m’a imposé neuf (9) mois d’attente et quand je regarde le résultat (ma fille de 3 mois), je me dis que j’ai bien fait d’attendre. Et je n’ose même pas envisagé ce qu’aurait pu être un accouchement prématuré. Les réformes menées par le Chef de l’Etat sont des réformes pour nous et pour les générations futures.

Question 10 : Quel est votre mot de fin ?
Je suis confiant dans notre avenir, l’avenir de notre pays le Gabon. Des signaux forts sont donnés dans le domaine de la santé, de l’emploi, de l’éducation et surtout dans l’exécution de notre pacte social, inspirés par le bonheur des autres. Nous n’avons pas d’autres choix que de réussir à surmonter les obstacles qui se dressent sur notre Chemin. Le formidable enthousiasme de nos femmes et le dynamisme de notre jeunesse. Si nous sommes disciplinés et constant dans l’effort, derrière notre Président Ali BONGO ONDIMBA, tous, nous récolterons les fruits de la croissance économique de notre pays. C’est tout le sens qui est donné à la notion de prospérité partagée contenue dans le PSGE. Le chemin ne sera pas facile comme l’a déjà dit le Chef de l’Etat mais nous n’avons pas le droit de ne pas essayer.

Merci monsieur Dioumy MOUBASSANGO et c’est donc la fin de cette interview, à très bientôt sur la chaine P

Interview réalisée le 08 novembre 2014