jeudi 10 octobre 2013

Cyclisme: le logo officiel de la Tropicale Amissa Bongo 2014 dévoilé

L’un des plus grands Tours d’Afrique sera à sa 9è édition l’année prochaine. Le programme de la Tropicale Amissa Bongo 2014 a été dévoilé depuis la fin du mois de septembre et connaîtra de nombreuses innovations.

Dans la suite des préparatifs de cet événement, le Comité d’organisation a dévoilé le logo officiel de la compétition. Un design riche en couleurs avec à l’accoutumée l’illustration des cocotiers: une identité depuis de nombreuses éditions.

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Le Gabon sera au rendez-vous avec neuf équipes. Il est également annoncé la participation de quatre grandes équipes habituées du Tour de France. L’année dernière, c’est le Français Yohan Gène qui a remporté le Tour du Gabon.


lundi 7 octobre 2013

Libreville dans le Top 10 des villes d’Afrique où il fait bon vivre !

Où se loge-t-on, où se soigne-t-on, où se cultive-t-on, où se porte-t-on le mieux en Afrique ? Telles sont les questions à l'origine de ce classement spécialement conçu par la rédaction. Un article du Jeune Afrique Spécial n°4 : "Quand les villes font leur révolution".


Les classements internationaux sur les villes offrant la meilleure qualité de vie donnent, pour le moment, peu de visibilité aux métropoles africaines, dont la plupart sont évidemment encore fort loin de rivaliser avec leurs homologues européennes, américaines ou asiatiques. Ainsi, seules 4 métropoles africaines figuraient dans le top 100 du classement mondial des villes selon leur qualité de vie, publié en décembre 2012 par le cabinet américain Mercer, qui fait référence en la matière : Port-Louis, à Maurice (82e), Cape Town (89e) et Johannesburg (94e), en Afrique du Sud, et Victoria, aux Seychelles (96e). C'est pourquoi Jeune Afrique a voulu élaborer son top 10 des villes africaines où il fait bon vivre, un article publié dans le J.A. spécial n° 4.

Les journalistes de la rédaction et correspondants locaux, à partir de leurs propres constats et en enquêtant sur le terrain, ont ainsi attribué aux métropoles du continent des notes pour chacun de ces différents critères : logement (offre, coût), accès aux services essentiels (eau, assainissement, électricité), transports, équipements structurants, sécurité, environnement et dynamisme économique, disponibilité et coût des biens de consommation, offre de formation (écoles, enseignement supérieur et formation professionnelle), offre de soins, vie culturelle, loisirs et cadre de vie (climat, espaces verts, environnement, etc.).

Voici le top 10 selon Jeune Afrique :

  • 1. Le Cap
  • 2. Johannesburg
  • 3. Casablanca
  • 4. Kigali
  • 5. Tunis
  • 6. Addis-Abeba
  • 7. Marrakech
  • 8. Dakar
  • 9. Libreville
  • 10. Abidjan
Source : Jeune Afrique

mardi 3 septembre 2013

Bilan 2013 (janvier-début juillet) : le Gabon sur la voie de la croissance durable !

Les six premiers mois de l’année 2013 ont été riches en actualité au Gabon. Du Maroc au Japon, le Président Ali Bongo Ondimba a multiplié les rendez-vous internationaux, mais aussi avancé sur les grands chantiers de l’émergence. Que retenir de janvier à juillet 2013 ?

A l’occasion de la traditionnelle allocution du 31 décembre à la télévision, le Président Ali Bongo Ondimba avait annoncé que l’année 2013 allait être rythmée par de nombreuses actions dynamisantes pour la croissance du pays. Le Chef de l’Etat a tenu ses promesses. Six mois après, les indicateurs économiques sont encourageants. Le 3 juillet dernier, le Comité monétaire financier national a annoncé que la croissance du PIB devrait atteindre 6,1% en 2013 contre 5,3% en 2012.

Cette statistique montre l’étendue des efforts fournis par le Chef de l’Etat et son gouvernement pour mener à bien le Plan Stratégique Gabon Emergent (PSGE). L’objectif de l’émergence se lit à travers les trois piliers, mais aussi les études menées par les grandes institutions et l’actualité internationale. Dynamisme, coopération et durabilité sont les trois maîtres-mots de ces six premiers mois.

Le pilier Gabon Vert

 

L’essentiel…Le pays souhaite plus que jamais coopérer avec les grandes instances, à l’instar de la FAO, mais aussi avec le Maroc. En février dernier, Julien Nkoghé Békalé, le Ministre gabonais de l’Agriculture, s’est rendu sur place pour observer les bienfaits de la politique « Maroc Vert ».Un plan de formation et d’échanges est prévu dans les prochains mois, preuve de la bonne entente entre les deux pays.
Au niveau de la sécurité alimentaire, le Président a voulu faire partager sa vision en participant en juin à la 38ème conférence de la FAO. La création prochaine de l'Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA) a été actée. Afin d’améliorer l’efficacité des interventions dans la lutte contre la pauvreté et la faim, la FAO et le Gabon ont également validé ensemble le Cadre de Programme Pays (CPP), une coopération qui s’étend sur la période 2013-2016.

A retenir également… Le lancement d’un observatoire de vigilance et de promotion de développement durable des activités, produits et services des industries au Gabon, la ratification du pacte national du programme détaillé pour le développement de l’agriculture en Afrique (PDDAA) du Nepad et le partenariat signé entre l’Union Européenne (UE) et le Gabon pour développer la pêche et financer le programme « Gabon Bleu ».


Le pilier Gabon Industriel

 

L’essentiel… La coopération sud-sud commence à porter ses fruits. En février, un partenariat public-privé (PPP) d’un montant de 66 milliards de FCFA a été conclu entre le conglomérat mauricien Ireland Blyth Ltd (IBL) et l’Etat pour créer une véritable industrie des produits de la mer. L’activité pétrolière gabonaise ne manque également pas de dynamisme. Le secteur de l’offshore ultra profond commence à être exploré par les partenaires du pays, tels que Total Gabon ou la société australienne Pura Vida Energy.
Concernant le pôle industriel de demain, la Zone Economique Spéciale de Nkok, les avancées sont nombreuses. A ce jour, 62 clients ont confirmé leur présence et leurs projets et près 2000 emplois directs et indirects ont déjà été créés.

A retenir également… La tenue en mars dernier du 5ème Congrès africain du pétrole et exposition (Cape V) qui a réuni 28 pays et 600 participants et le développement continu de la filière du bois. Depuis 2009, 31 usines ont été construites dans le pays, dont certaines ont été inaugurées en 2013.


Le pilier Gabon des services

 

L’essentiel… Lutte contre la vie chère, construction de logements et de routes, généralisation de la CNAMGS… Les actions ont été nombreuses ces derniers mois. Pour lutter contre la hausse des prix, le gouvernement a publié à deux reprises (en janvier et mai) une grille de prix pour 166 produits importés afin de soulager le porte-monnaie du consommateur. Au niveau des infrastructures, le Président a fait avancer le dossier des logements (prêt de 100 milliards de FCFA octroyé par la BGFI Bank à la Société Nationale Immobilière (SNI) pour la construction de 3808 logements), des routes (inauguration de l’axe Libreville-Cas Estérias en juillet) et des hôpitaux (nouvelles structures au CHU de Lambaréné).

Pour l’éducation, alors que la suppression du concours d’entrée en 6ème a été actée en avril, Ali Bongo Ondimba continue d’encourager la jeunesse : mise en place prochaine d’un fichier national d’identification des élèves et étudiants gabonais, lancement d’un fonds jeunesse contre le chômage « Train my Generation » dans la zone CEMAC (annoncé lors du 2ème New York Forum Africa en juin) et mise en place d’un partenariat avec le Maroc pour la formation des futurs médecins gabonais. Enfin, au niveau de la protection sociale, les travailleurs du secteur privé peuvent depuis le 4 mars s’immatriculer auprès de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie et de Garantie Sociale (CNAMGS).

A retenir également… La mise en place officielle avec les partis de l’opposition du processus biométrique en vue des prochaines élections locales, l’organisation du centenaire de l’arrivée Albert Schweitzer à Lambaréné et la signature de la « déclaration de Lambaréné » permettant de mettre en place une politique globale transfrontalière contre la Triple Epidémie (VIH/Sida, tuberculose, paludisme), ou encore le lancement d’une campagne de prévention des accidents de la circulation accompagnée de la construction de 100 passerelles pour piétons dans tout le pays.


Les statistiques de l’émergence

 

L’essentiel… Depuis 6 mois, de nombreux rapports et études montrent que le Gabon est sur le bon chemin de l’émergence. En janvier, par exemple, l’ONG Transparency International a publié son Indice de Perception de la Corruption (IPC) 2012 et le Gabon enregistre de réels progrès (21ème au niveau continental). Idem au niveau des médias : selon Reporters sans Frontières (RSF), le pays fait un bond de 12 places au classement en un an (89ème au niveau mondial).

Concernant l’Indice de Développement Humain (IDH) publié par le PNUD, le Gabon progresse et obtient la meilleure note d’Afrique subsaharienne (indice de 0,683). Enfin, le rapport 2013 du World Economic Forum (WEF) classe le Gabon parmi les pays africains les plus compétitifs économiquement (10ème au niveau de l’Afrique).

A retenir également… L’indice Net Index qui place au 7ème rang continental le Gabon en termes de vitesse internet et le rapport des consultations du FMI publié en février qui affirme que « les conditions économiques actuelles demeurent favorables. »


A l’international

 

L’essentiel… Le Président n’a pas hésité à faire porter la voix du Gabon aux quatre coins du globe. En six mois, Ali Bongo Ondimba s’est rendu à Addis-Abeba (sommet et cinquantenaire de l’Union Africaine), à Malabo (sommet Afrique-Amérique du Sud), à N’Djamena (réunion de la CEEAC sur la crise en Centrafrique), à Tokyo (Ticad V), à Rome (38ème session de la conférence de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) et à Paris (remise du Prix Houphouët Boigny à l’Unesco).
Par ailleurs, le Président et son gouvernement ont eu l’occasion de renforcer leurs relations diplomatiques avec la Turquie. Les dirigeants des deux pays ambitionnent de porter le volume des échanges commerciaux à plus de 100 millions en 2015. L’entente est également cordiale avec le Japon : lors de la Ticad V, le géant asiatique a promis de fournir une aide de plus de 24 milliards d'euros en faveur de l’Afrique (et des jeunes gabonais) sur les 5 prochaines années.

A retenir également… Le sommet extraordinaire de la CEMAC, qui s’est tenu le 14 juin à Libreville en marge du New York Forum Africa, a débouché sur deux mesures phares : la fin des obligations de visa pour tous les citoyens de la CEMAC en vue de circuler à travers les pays appartenant à la Communauté dès le 1er janvier 2014 et la création d’un cadre politique commun pour la protection du commerce au sein de la région de la CEMAC.

mardi 6 août 2013

Trophée des Champions : une organisation réussie !

Remise du Trophée des Champions 2013
Remise du Trophée au PSG

Le Président Ali Bongo Ondimba a répondu à la presse après l'organisation réussie de la 18ème édition du Trophée des Champions, qui a vu la victoire du Paris Saint-Germain sur les Girondins de Bordeaux.

Après le Trophée des Champions 2013, samedi soir au stade de l’Amitié, votre sentiment sur le match et votre vision sur la politique sportive du Gabon ?

Nous venons d’assister à une très belle rencontre de football. C’était un trophée de début de championnat avec un match correct, d’un bon niveau. Bref, c’était une très belle partie de football. On a vu de belles choses sur le plan technique. Je suis satisfait.

Après la CAN 2012, Vous venez de prouver à travers l’organisation à Libreville du Trophée des Champions que le Gabon peut accueillir de grands événements…

Quand nous avons décidé d’organiser la Coupe d’Afrique des Nations 2012, nous savions qu’il y aurait un après la CAN 2012. Donc, nous voulions des installations qui puissent nous permettre de pouvoir accueillir tous les événements footballistiques internationaux. Pour cela, il était important pour nous de pouvoir démontrer qu’il n’y avait pas que la CAN comme événement, mais que nous pouvons organiser toute autre manifestation sportive de grande importance et nous allons continuer sur cette voie-là.

Quid du développement du sport au Gabon ?

Il est important de mettre à disposition des sportifs des installations qui leur permettent de pouvoir pratiquer le sport dans de très bonnes conditions et en toute sécurité. Il faut de bonnes conditions pour que le public se sente à l’aise.

Il y a aussi le développement du sport de proximité puisqu’il faut pouvoir détecter les talents assez tôt. C’est donc toute une politique où il faut aller vers les jeunes. La jeunesse c’est l’espoir.

Les jeunes doivent rêver et le public doit rêver. C’est pour cela que le sport d’élite est très important puisqu’il permet aux jeunes de rêver, d’avoir une source d’inspiration…Quand vous avez comme ce soir, vu des champions évoluer, le lendemain, vous avez tout de suite envie de prendre un ballon et de taper dessus. Mais si vous n’avez pas d’installations, c’est très frustrant. Donc l’un ne va pas sans l’autre. Et c’est ce que nous voulons faire au Gabon. Et puis, nous voulons voir lors des prochaines compétitions plus de Gabonais dans des grands clubs. Ce soir, le jeune Biyogo Poko s’est bien distingué, c’est une très bonne chose, c’est une fierté et ça suscite d’autres vocations.

Anthony Obame brille de mille feux

Anthony Obame était l’invité d’honneur du président  de la république lors du  Trophée des Champions samedi dernier à Libreville  où le PSG a battu  le FC Bordeaux 2-1. Il descendit sur le terrain pour donner un bref discours, remercier les fans et bien sûr montrer ses médailles , or (champion du monde de Taekwondo dans la catégorie des plus de 87 kg à Puebla au Mexique) et l’argent (vice-champion olympique 2012).

Il est ainsi le premier Gabonais à décrocher ces titres, confirmant à la jeunesse gabonaise que c’est par la persévérance et le travail qu’on accède à l’excellence.

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mardi 23 juillet 2013

Les cahiers de l'émergence : routes, transports et sécurité routière au Gabon



Les transports gabonais et le réseau routier connaissent un véritable changement, que cela soit dans la capitale gabonaise ou à l'intérieur du pays. Le Président Ali Bongo Ondimba et le gouvernement mettent en effet tout en œuvre pour garantir le développement d'infrastructures durables et de qualité. L'objectif du pays d'ici 2016 est d'avoir plus de 3 600 km de routes bitumées, soit 30% du réseau routier.

Dernièrement, grâce à l'implication des plus hautes autorités du pays, c'est l'axe routier Libreville-Cap Esterias qui est arrivé à terme, donnant lieu à une manifestation de joie des populations et usagers de la route du Cap Esterias.

Plus d'infos sur "Les cahiers de l'émergence : routes, transports et sécurité routière au Gabon" :

lundi 17 juin 2013

New York Africa Forum à Libreville : un outil pour les ambitions de puissance du Gabon


Ali Bongo lors du New York Forum Africa organisé à Libreville (New York Forum Africa).

LE PLUS. Organisée sous la houlette de Richard Attias, la deuxième édition du New York Forum Africa (NYFA) a réuni sommités du business et de la politique à Libreville au Gabon. Derrière ce forum à la logistique impressionnante, se cachent les ambitions de puissance de ce petit État d'Afrique centrale. Décryptage de notre contributeur Abdelmalek Alaoui, qui a participé aux travaux de ce "Davos" africain.


Trois jours durant, bravant un soleil gabonais de plomb, près de 700 participants, parmi lesquels plusieurs chefs d’État d’Afrique centrale, des PDG de multinationales, ou même des "people" telle l’ex-star du tennis mondial Boris Becker, ont hanté les allées climatisées du New York Forum Africa (NYFA).

Inévitablement comparé au "grand frère" suisse de Davos, le NYFA se différencie en adoptant une orientation où les débats sont résolument tournés vers la gouvernance, la prospective et les pistes pour permettre au continent d’émerger. Selon les organisateurs, la conférence se veut le lieu de cristallisation d’une profession de foi énoncée par l’ancien président américain Bill Clinton : l’implication en faveur de l’Afrique.

L’Afrique reste perçue comme un pourvoyeur de matière premières

Il faut dire que l’Afrique en a un besoin cruel, d’implication. En effet, selon les estimations les plus fiables, le continent devrait sous 20 ans devenir le troisième bloc de population le plus important au monde, au même niveau que la Chine et l’Inde, en dépassant le milliard et demi d’habitants. Son poids économique, quant à lui, devrait rester bien en deçà de ces deux géants mondiaux, malgré une croissance qui a permis le doublement de son PIB lors de la dernière décennie.

Or, l’Afrique a un souci majeur : elle est perçue quasi exclusivement comme un pourvoyeur de matière premières, et c’est à ce titre que les grandes puissances occidentales ont déplacé le centre de gravité de leurs luttes d’influences économiques sur ce continent.

Ces dernières se mènent désormais une "guerre périphérique", comme l’a souligné avec justesse un intervenant, où la diplomatie d’influence côtoie le lobbying forcené, voire la déstabilisation directe, et ce, afin de pouvoir capter les réserves stratégiques de pétrole, de gaz, ou encore de métaux rares ou précieux.

Le niveau de richesses dans le sous-sol africain contribue en outre à maintenir le continent dans une situation de rente, freinant la libération des initiatives économiques, ce qu’ont regretté les experts lors du NYFA. Selon eux, ceci serait le fait de la double pression exercée par la prédation économique des élites politiques africaines combinée aux attentes des populations en termes de reversement de subsides, connu en économie sous le terme de "syndrome hollandais".

Le Gabon en quête de projection stratégique

De manière souvent policée, parfois brutale, mais toujours lucide et sincère, les participants au Forum de Libreville ont ainsi pointé du doigt la carence majeure qui entrave le décollage africain : le manque de bonne gouvernance.

Pour l’illustrer, le ministre du commerce de Côte-d’Ivoire, Jean-Louis Billon, narra à une salle ébahie comment, il y a quelques années de cela, un fonctionnaire ivoirien lui conseilla de ne pas oublier le "caillou" dans son dossier, censé empêcher ce dernier de "s’envoler et disparaître".

Une autre participante, Magatte Wade du Sénégal, s’est interrogée sur cette incongruité qui fait que des pays ouvertement socialistes tels la Bolivie ou le Nicaragua devancent systématiquement l’Afrique subsaharienne – officiellement libérale et pro-business – dans le classement "Doing Business" de la Banque mondiale, qui mesure la facilité avec laquelle l’on entreprend.

Au delà de la qualité des débats – incontestable – transparaît en sous-main une stratégie florentine orchestrée par le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, qui vise à faire de sa petite république pétrolière un géant économique continental.

Indifférents aux critiques, le président Bongo s’appuie sur le NYFA comme zone de convergence du cercle qui fait la décision du business mondial. Ceci permet à son pays de commencer à "clignoter" sur les radars économiques internationaux, et de nouer des partenariats internationaux, comme ceux annoncés dimanche soir pour un peu plus de 200 millions d’euros.

Une trajectoire similaire à celle du Qatar ?

Sur le plan politique, c’est la position de médiateur régional – à l’image du Burkina Faso en Afrique de l’Ouest – que brigue le Gabon, comme l’atteste son rôle dans le dialogue centrafricain de ces derniers mois. Se trame donc une subtile stratégie gabonaise basée sur la "diplomatie régionale et le business global".

Reste qu’il manque au Gabon quelques éléments de l’équation pourtant absolument indispensables pour valider cette projection de puissance : le contrôle de canaux de mass-média et une stratégie d’acquisitions internationales qui lui permettrait de se positionner au cœur des portefeuilles occidentaux.

En creux, les ambitions gabonaises sont à rapprocher de celles d’une petite île du Moyen-Orient qui réussit il y a près de 20 ans à faire sa mue et à devenir incontournable : le Qatar.